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dimanche 29 septembre 2019
Piqûre de rappel au seuil de l'automne
Les heures peuvent passer, un tableau ne gagnera ni ne perdra la moindre parcelle de lui-même. Il n'a ni commencement, ni milieu, ni fin. J'aime la peinture parce que dans son inaltérable immobilité elle paraît exister en dehors du temps d'une manière impossible à toute autre forme d'expression artistique [...] Un tableau crée l'illusion d'un présent éternel, d'un lieu où mes yeux peuvent se reposer comme si le tic-tac de la pendule avait cessé par magie. L'histoire de la peinture, c'est, à tout prendre, l'histoire d'une chose aussi plane que le plateau d'une table [...] À la différence de la sculpture, peintures et dessins n'ont pas d'arrière significatif, pas de vue de dos. On ne contourne pas une toile. On se tient debout devant ce qui, le plus souvent, est un rectangle, et on contemple ce qui se trouve entre ses bords. Parce qu'il en détermine les limites et l'échelle, le cadre est essentiel à la compréhension de l'image qu'il contient. Regardons-nous un univers en miniature ou un monde gigantesque ? [...] Ce qui me fascine, ce sont les voyages qu'on entreprend en regardant et seulement en regardant. Pour ceux-là, nulle connaissance particulière n'est nécessaire, il suffit de comprendre que la perception d'une œuvre d'art est l'aventure d'un regard dans un espace imaginaire. Voici donc mes récits de voyage personnels dans ce monde illusoire, étrange et immobile, rédigés à l'intention de tous ceux qui apprécient cette expérience solitaire qui consiste à s'arrêter devant un tableau, à attendre un peu et à voir ce qui se passe...
Siri Hustvedt - Les Mystères du rectangle - Actes Sud
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Jean Mineraud
vendredi 27 septembre 2019
La douceur de peindre
Alfred Sisley était si discret qu’il dut attendre son décès pour accéder à la notoriété. Il fut pourtant le plus élégant et subtil des impressionnistes, le seul vrai rival de Corot.
La douceur de peindre à voir > ici
La douceur de peindre à voir > ici
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Jean Mineraud
dimanche 22 septembre 2019
Prochainement sur vos écrans...
Alfred Sisley fut avec Auguste Renoir et Claude Monet du voyage à Chailly-en-Bière, en lisière de la forêt de Fontainebleau, où ils posèrent leurs chevalets. Cette excursion ne dura que quelques jours, mais elle est une date majeure dans l'histoire de la peinture.
La douceur de peindre, prochainement sur vos écrans...
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Jean Mineraud
vendredi 20 septembre 2019
Adam et Ève chassés du paradis
Contrairement aux exégètes, les anthropologues voient dans le jardin d’Éden un espace de liberté primitive, auquel aurait succédé une étouffante civilisation.
Adam et Ève chassés du paradis à voir > ici
Adam et Ève chassés du paradis à voir > ici
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Jean Mineraud
vendredi 13 septembre 2019
La jeunesse du coeur
Après le Salon d’Automne 1905, qui vit l’avènement du fauvisme, Matisse ne cessera plus d’affirmer son désir de simplifier la peinture. Débarrassée de sa charge symbolique, la couleur n’exprimera plus que ses seules émotions.
La jeunesse du coeur à voir > ici
La jeunesse du coeur à voir > ici
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Jean Mineraud
vendredi 6 septembre 2019
La mer dans la peinture
Féminine par essence, l'eau est source de toute vie, mais chacun de ses états recèle son propre symbolisme. Ainsi la mer est-elle un symbole maternel dans la plupart des mythes anciens, où ses profondeurs sont assimilées à l'utérus de la Terre.
La mer dans la peinture à voir > ici
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Jean Mineraud
mardi 25 juin 2019
Un bel été à toutes et à tous
De Pieter Bruegel à Claude Monet, l’été fut pour les peintres un prétexte à célébrer la joie de vivre et les moissons.
Retour des Dessous début septembre.
Retour des Dessous début septembre.
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Jean Mineraud
samedi 22 juin 2019
Piqûre de rappel au seuil de l'été
Je ne puis vivre personnellement sans mon art.
Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout.
S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne me sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous.
L'art n'est pas, à mes yeux, une réjouissance solitaire.
Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes.
Il oblige donc l'artiste à ne pas s'isoler ;
il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle.
Et celui qui, souvent, a choisi son destin d'artiste parce qu'il se sentait différent apprend bien vite qu'il ne nourrira son art, et sa différence, qu'en avouant sa ressemblance avec tous.
L'artiste se forge dans cet aller-retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s'arracher.
C'est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ;
ils s'obligent à comprendre au lieu de juger.
Et, s'ils ont un parti à prendre en ce monde, ce ne peut être que celui d'une société où, selon le mot de Nietzsche, ne règnera plus le juge, mais le créateur, qu'il soit travailleur ou intellectuel.
Albert Camus - Discours de Suède - Gallimard folio
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Jean Mineraud
vendredi 21 juin 2019
Paul Signac - Peindre avec passion
Bouleversé par la Baignade à Asnières de Seurat, Paul Signac se fit le chantre éloquent et pourtant lucide du divisionnisme, ce fractionnement néo-impressionniste de la lumière par petites touches de couleur pure.
Peindre avec passion à voir > ici
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Jean Mineraud
vendredi 14 juin 2019
André Derain - Lumière blonde et dorée
Si les influences d’André Derain furent nombreuses et variées, il eut lui-même un impact considérable sur ses contemporains. Pourtant, pour nombre d’entre eux, sa peinture n’atteignit jamais les hauteurs qu’ils avaient escomptées.
Lumière blonde et dorée à voir > ici
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Jean Mineraud
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