"Lâcheté, ce mot s'applique à la critique d'art. Le critique d'art est généralement un homme de lettres qui n'a pu produire de son propre cru une œuvre véritable..."
Joris-Karl Huysmans fut le plus féroce des critiques d'art. Ses critiques de Salons ont été rassemblées dans le recueil L'Art moderne, qui a été publié pour la première fois en 1883, un peu avant À rebours, son grand roman symboliste.
Admirez de près son coup de pinceau: aucun goût pour l'épate, nulle tentation pour la perfection. Seule compte la vérité, celle de l'instant et de l'émotion, et l'adéquation de l'être humain avec la nature...
Voilà un artiste que j'ai découvert dans les critiques d'art de Huysmans. L'écrivain le trouvait d'une singularité et d'une puissance égales à celle de Manet, et lui prédisait un avenir semblable à celui d'un Millet parisien.
Apparue dès le XVIe siècle dans la critique littéraire, la notion de "genre"
s'est étendue à la peinture durant le siècle suivant, pour perdurer jusqu'au
XIXe...
"M. Troyon est le plus bel exemple de l'habileté sans âme, écrivit Baudelaire. Aussi, quelle popularité! Chez un public sans âme, il la méritait. Tout jeune, il peignait avec la même habileté, la même insensibilité…"
József Rippl-Rónai peut incarner à lui seul le passage de l'art hongrois vers la modernité. Mais le "Nabi hongrois" ne fut pas un cas isolé, et l'histoire de l'art moderne hongrois est aussi riche et complexe que celle de la Hongrie elle-même.
Mal connu en France, le peintre et illustrateur Albert Anker est pourtant considéré dans sa Suisse natale comme une sorte de trésor national, un portraitiste fondamental de la vie rurale et sociale de son temps.
Nous allons voir une vingtaine d'œuvres peintes qui furent littéralement assassinées par la critique de leur temps. En les comparant aux textes qu'elles ont inspirés, vous jugerez si la sentence était méritée… ou pas.